Parce-que si quelqu'un à changé sa vie avec un blog et un trombone rouge, pourquoi pas moi ?

16 janv. 2009

Arrivée de l'autre bord

Arrivée à l'aéroport Charles de Gaulle en un morceau, après un vol plus qu'agréable car je fus placée, par une joyeuse erreur, en première classe, je réussis à me déménager du terminal 3 au terminal 2 (un périple de 5 minutes en métro: amusez-vous avec vos bagages dans les escaliers roulants...) où se trouve Roissy, la gare. J'y retrouve Emily, une autre guide qui arrive du Nouveau-Brunswick: nous sommes les deux premières arrivées.

Le trajet en train pour Arras, dans le Nord - Pas-de-Calais dure 50 minutes en TGV. Scott Weatherhead, l'agent de programme, nous attend à la gare avec Wanda, une des deux énormes vans 9 passagers que les guides utilisent. C'est à Arras que nous allons habiter pour les 4 prochains mois. Avant de nous reconduire à nos logements respectifs, il tient à venir nous montrer le monument de Vimy. Les deux tours blanches commémorant les soldats canadiens disparus durant la 1ere guerre sont assez impressionnantes, mais le décalage horaire commence à faire des siennes et j'ai hâte de faire un somme. Direction la maison diocésaine, un gros complexe religieux assez ancien qui loue des chambres, car les guides de la session d'été habitent encore les maisons durant nos 10 jours de formation. Comme c'est le seul temps où les 15 guides vont habiter tous ensemble, c'est ici qu'il faut apprendre à se connaître et de développer l'esprit d'équipe.


Paradis sur terre: il semblerait que ce soit aussi le temps du programme où nous profiterons d'une chambre chacun pour soi ! La maison diocésaine s'avère être un beau bâtiment qui porte encore, sur les murs extérieurs, les traces de balles de la première guerre. Une fois mes bagages défaits et la chambre arrangée à mon goût, je me sens un peu perdue. Je décide de partir en expédition pour de la nourriture: je réussis à trouver, en suivant un plan de la ville généreusement dessiné par Scott, le 8 à 8, une sorte de dépanneur. On est en août et les habitants du nord sont partis en vacances dans le sud: à peu près tout est fermé jusqu'en septembre.

Quand je me réveille de mon somme, 2 autres guides sont arrivées: Corinne, une autre québécoise, et Lynn, une ontarienne qui arrive de saint-pierre-et-miquelon. Les autres arriveront samedi ou dimanche.

Demain matin: départ pour le Mont Saint-Michel.

Des Îles jusqu'en France



L'histoire commence en mars 2008, par une journée comme une autre, au moment où je m'inscrit au PFETE (programme fédéral d'expérience de travail étudiant) en ayant comme but un emploi d'été au MPO. J'étais alors bien loin de me douter que l'aventure se poursuivrait dans le nord de la France.

En regardant les différents endroits où il était possible d'envoyer sa candidature, je vois "Hors Canada". Intriguée, je clique, me demandant qu'est-ce que le MPO peut bien avoir à offrir à l'étranger. Surprise ! C'est le ministère des Anciens Combattans du Canada qui engage 15 guides pour travailler dans le nord de la France, à Vimy et à Beaumont-Hamel.

Je n'avais jamais entendu parler de ces deux endroits, mais je me suis dit qu'il pourrait être intéresant de passer l'automne à l'étranger. Je remplis donc les formulaires en ligne "pour le fun".

Environ un mois plus tard, je reçois un appel de Tracy Spracklin à Charlottetown. J'ai été pré-sélectionnée pour le programme et ils veulent me passer en entrevue. Un vendredi du début avril, je suis à côté du téléphone et j'attend, un peu nerveusement, qu'il sonne. À 10h précise, la sonnerie retentit. Pour les 45 minutes qui suivent, je répond à des questions d'aptitudes personnelles, d'expérience de travail et de connaissance à propos des mémoriaux de guerre, en français et en anglais, en espérant être parmis les chanceux qui seront choisis.

Un autre mois plus tard, au début mai cette fois ci, Charlottetown rappelle: j'ai été séléctionnée pour le programme et on m'offre un poste en France, de août à décembre. Après quelques semaines d'hésitation à décider d'accepter ou de décliner l'offre, commence alors le processus de préparation au voyage: il me faut un passeport, un visa de travail, un permis de conduire internationnal, des assurances, suivre un cours de secourisme, etc... La course au visa à elle seule demande une certaine dose de travail et de patience. Je reçois finalement tous les papiers à temps, conjointement à une facture de téléphone astronomique résultant des nombreux appels à l'ambassade.

Je passe l'été à Transport Québec (je n'aurai finalement jamais abouti au MPO) à compter à rebours le nombre de jour qu'il reste avant le départ. La période estivale ammène de nombreux échanges entre les futurs guides désirant apprendre à se connaître via le courriel et un groupe facebook.

Début août, ce sont des journées chaudes qui enchaînent feux de camp, spectacles, plage et derniers jours de travail jusqu'à ce que mes valises soient bouclées. Puis, le 13 août, c'est le départ: billets d'avion en poche pour Paris via Montréal, à la prochaine, on se reverra en décembre.

Le CouchSurfing

"Participate in creating a better world, one couch at a time"

Lancé en 2004 par Casey Fenton, le couchsurfing vous offre littéralement de participer à la créatin d'un monde meilleur, canapé après canapé. En fait, c'est un réseau qui ne cesse de grandir, atteignant presque un million de membres dans plus de 200 pays du monde.

Couchsurfing vous permet de vous trouver un hébergement gratuit un peu partout sur la planète. Le principe est simple: vous devenez membre, vous recherchez selon quelques critères le propriétaire d'un canapé (ou d'un lit, si vous êtes chanceux) prêt à vous héberger pour quelques jours. Chaque membre dispose d'une interface personnelle lui permettan d'ajouter des détails à propos de lui, du canapé qu'il peut offrir, de ses intérêts, des photos, etc... De plus, il est possible d'émettre des commentaires à propos de ses hôtes et visiteurs.

L'inscription est tout à fait gratuite, quoiqu'il faille payer un montant relativement dérisoire pour devenir un membre vérifié. La vérification des membres, ajoutée à la lecture des commentaires laissés par les autres couchsurfeurs, donne un côté sécuritaire au site en vérifiant les noms, adresse et numéro de carte de crédit des participants.

Couchsurfing, c'est beaucoup plus que vous trouver un endroit pour dormir: on cherche à "rapprocher les personnes et les lieux dans le monde, créer des échanges de savoir, élever la conscience collective, diffuser la tolérance et faciliter la compréhension interculturelle".

Participer au projet, c'est donc se créer un réseau d'amis un peu partout à travers la planète, découvrir d'autres cultures, apprendre et partager, visiter de nouveaux endroits... Car il est possible de s'impliquer au niveau de l'organisation qui s'installe dans des lieux insolites: aux dernières nouvelles, la communauté était basée en Alaska.

Pour vous familiariser avec le site et devenir membre de ce réseau tout à fait génial et disons le, plutôt écologique: http://www.couchsurfing.com/.

Le Pouceux


Le pouceux, c'est le site internet qui m'a donné le goût de voyager. Découvert par hasard sur Google, c'est un oasis avec une foule de suggestions et de conseils pour les voyageurs, mais c'est aussi un forum avec des membres d'une richesse incroyable qu'il vaut vraiment la peine de "rencontrer" (ce que vous pouvez réellement faire, parce-qu'il y a des rencontres de pouceux, sutout au Québec mais plus récemment en France).

Une vraie mine d'or pour les voyageurs à petits budgets, pour ceux qui ont le goût de partir à l'aventure, qui veulent partager leurs expériences ou encore qui veulent des infos sur les auberges de jeunesse, le camping, le couchsurfing (voir post à ce sujet), la nourriture, l'eau et la sécurité en voyage, etc...

C'est également un moteur de recherche pour le covoiturage, pour permettre à ceux qui ont de la place / qui cherchent un siège de partir sans avoir à lever le pouce.

Bref, Benoit @lias Antaya, le créateur du site, à fait une superbe job. À découvrir absolument.

13 janv. 2009

En attendant de repartir


Habituellement, les gens ont une raison pour commencer un blog. Pour la majorité d'entre eux, c'est pour faire comme tout le monde. D'autres seront plus originaux et auront un motif plus original. Une idée. Un voyage, par exemple.

Sauf qu'habituellement, les gens commencent avant de partir et postent au fil de leurs aventurent. Moi, je commence en revenant. En revenant, ou bien donc en attendant de repartir ?

Regarder la vie avec des lunettes roses - c'est à cause de cette expression amusante qui coïncide justement avec la couleur actuelle de mes lunettes - c'est un blog de voyage. Parce-qu'il y a plusieurs façons de voyager et que revenir c'est aussi voyager chez-soi.

C'est pour faire passer le temps.

En attendant de repartir.

Enjoy :)

"Le vrai voyage, c'est d'y aller. Une fois arrivé, le voyage est fini. Aujourd'hui, les gens commencent par la fin." - Hugo Verlomme